« Le stage AVPI-Fernand Oury »

L’Association Vers la Pédagogie Institutionnelle-Fernand Oury organise tous les deux ans un stage de pédagogie institutionnelle.

  • Son prix : 450 € pour sept jours de stage en hébergement complet. Les responsables ne sont indemnisés que de leurs frais de transport.
  • Sa durée : 7 jours en séminaire fermé (sans compagne ni compagnon, ni enfant.)
  • Son contenu, assez exigeant : vivre entre adultes une semaine de Pédagogie Institutionnelle organisée comme une classe coopérative institutionnelle.

Avec ses lieux de production :

Trois ateliers

  • A1 : pour ceux qui démarrent
  • A2 : pour ceux qui ne débutent pas mais souhaitent réfléchir et parler de leur classe.
  • B : pour ceux dont la classe tourne mais qui veulent parler d’enfants, documents à l’appui, qui leur posent problème.

Chaque atelier doit produire :

  • un journal imprimé en A1
  • un journal de leurs réflexions en A2
  • une monographie d’enfant ou de classe publiable en B.

Ses lieux de décisions :

  • Trois conseils dans la semaine
  • Une concertation entre les délégués des stagiaires et les délégués des responsables qui devient décisions communes s’il y a accord.

Ses lieux de parole : Les GP ou Groupes de parole pour les stagiaires dont c’est la deuxième année de stage.

Ses lieux d’échanges pédagogiques, appelés boutiques, entre stagiaires, totalement libres.

Ses points théoriques, appelés «  points sur » présentés par un responsable sur une institution ou une technique majeure dans la classe coopérative.

Ce stage, tel que nous le pratiquons, nous l’avons directement hérité de Fernand Oury qui l’a façonné, avec d’autres, durant de longues années. Nous n’avons aucun désir de le modifier ni dans son contenu ni dans sa durée au risque de le dénaturer.

Ce stage produit de la vraie formation. Une formation qui donne envie de retourner rapidement dans sa classe et d’y mettre en place ce que l’on a reçu, vu, entendu durant le stage. Un stage qui met ou remet en route le désir de travailler.

De nos jours, l’âme militante a du plomb dans l’aile. On veut du rapide, du gratuit ou du moins cher possible ou mieux encore une formation prise en charge par l’Education Nationale et l’on est peu prêt à sacrifier quelques jours de vacances. On peut trouver ça désolant, c’est dans l’air du temps. Peut-être des jours meilleurs sont ils à venir ?

Ce stage n’est pas qu’un stage technique ou théorique. Il s’éprouve. Il passe par le corps. Je me souviens, qu’en tant que stagiaire, avoir énormément appris de « phénomènes de groupes » pendant le stage et je pense que le fait qu’il se déroule en séminaire fermé n’y est pas étranger. On pourrait, bien sûr, envisager un stage où les stagiaires prendraient en charge leur hébergement (camping ou autre) pour en diminuer le coût. Mais une dimension essentielle de ce stage disparaitrait.

Patrice Buxeda, avril 2016.